Mais que fait Taubira ?

Publié le 6 Janvier 2015

Mais que fait Taubira ?

Des prisonniers exhibant muscles, stupéfiants, liasses de billets sur une page Facebook baptisée « MDR o Baumettes » créent un peu plus le malaise dans l’administration pénitentiaire qui ouvert une enquête.

Des enquêtes administrative et judiciaire ont été ouvertes après la découverte d’une page Facebook « MDR o Baumettes » (mort de rire aux Baumettes) montrant des détenus exhibant liasses de billets et produits stupéfiants.

Selon le directeur interrégional de l’Administration pénitentiaire (AP) de Marseille, cette page a été publiée depuis « l’extérieur » de la prison, avec des clichés « remontés de l’établissement », mais l’auteur n’a pas encore « été identifié » et il a retiré la page dès que « ça a commencé à se savoir ».

Des « fouilles sectorielles » notamment auprès d’individus reconnaissables ont permis « de retrouver certains des objets présentés ». Le Syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés (SPS) déplorait hier la circulation de ces photos sur les réseaux sociaux notamment « plusieurs selfies de détenus en train d’exhiber leurs muscles, se montrant avec des liasses de billets, ou avec des stupéfiants ainsi que des téléphones portables », des objets et substances prohibés en détention.

700 à 800 téléphones saisis l’an dernier...
 

700 à 800 téléphones portables « ont été saisis l’an passé mais il existe aujourd’hui des téléphones en matière indétectable par les portiques de sécurité » et le brouillage des communications se heurte à l’évolution des technologies comme le passage à la 4G. Le SPS réclame une réaction de l’administration et demande « une fouille générale du centre pénitentiaire de Marseille ; l’apport d’effectifs de surveillants – qui accueille actuellement 1 800 détenus pour 1 200 places – ; l’abrogation de l’article 57 de la loi pénitentiaire de 2009 (qui interdit la fouille systématique après les parloirs, Ndlr) et le désencombrement des cellules en détention ».

De son côté, l’UFAP-UNSA justice, dénonce « le manque de moyens » avec un déficit d’une soixantaine d’agents sur cet établissement. « La prison n’impressionne plus, les détenus ont plus peur des règlements de comptes », a-t-il indiqué.

Source : le Dauphiné