Alain Finkielkraut : "Il faut que les musulmans commencent un véritable examen de conscience, plutôt que de se poser perpétuellement en victimes !"
Publié le 18 Février 2015
Finkielkraut : "La haine du juif est aujourd'hui dans l'air du temps et hier, dans l'édition datée du 17 février, Le Monde publiait un article de Marion van Rethergem qui retraçait l'histoire d'une famille juive sur trois générations : la grand-mère rescapée des camps, sa fille, et ses petites-filles qui refusent de dire qu'elles sont juives à l'école de peur, disent-elles, de se faire exploser par leurs camarades musulmans."
A ce moment-là, Jean-Jacques Bourdin coupe M. Finkielkraut en bon suppôt du régime ultralibéral, il refuse l'opposition entre juifs et musulmans :
Bourdin : "On ne va pas rentrer dans ce face-à-face juif-musulman !"
Finkielkraut : "(...) Il n'en reste pas moins que la montée de l'antisémitisme en Europe a à voir avec ce changement de population !"
Finkielkraut : "Il faut que les musulmans commencent un véritable examen de conscience, plutôt que de se poser perpétuellement en victimes ! Bien entendu, il faut que le racisme anti-musulman soit combattu sans relâche, mais il faut qu'ils cessent de se présenter comme les premières victimes de ce qu'il se passe. Les premières victimes ce sont les victimes : en l'occurrence des caricaturistes, des journalistes ou des juifs !"
Notons tout de même dans cette dernière phrase que Monsieur Finkielkraut qui, jusque-là, parlait vrai, omet de parler des victimes chrétiennes des musulmans.