#Historique : Le FN se maintient dans 18 des 21 cantons de la Loire

Publié le 23 Mars 2015

#Historique : Le FN se maintient dans 18 des 21 cantons de la Loire

Le Front National est le pre­mier parti politique de la Loire. Il engrange 30,38 % des suffrages. Les sondages nationaux avaient donc vu justes. Une première pour le renouvellement des élus du département !

Le Bleu Marine colore presque l’ensemble des 21 cantons de la Loire. Pas 5 cantons comme en 2011. Mais 18. Il est absent, uniquement, de cantons sté­phanois. À Saint-­Etienne 1, Saint­Etienne 2, et Saint­-Etien­ne 4, ses candidats n’ont pas réussi à obtenir les voix de 12,5 % des inscrits, requis pour une qualification au second tour.

En revanche, le parti d’extrême droite arrive en tête à Rive­ de­ Gier avec 32,45 % des voix, soit 4,75 points de plus que le binôme formé par Jean­Claude Charvin et Séverine Reynaud. Un coup dur pour le maire Divers droite Ripagérien, qui brigue là son sixième mandat. Mais le conseiller général sor­tant n’est pas le seul à devoir affronter en duel le FN. Ils sont 9 binômes dans ce cas. Dont 8 où figurent des élus départe­ mentaux sortants. 6 de droite et 3 de gauche. Mais ces affron­ tements, on les retrouve aussi dans 9 triangulaires.

« Attention, ce ne sera pas comme en 2011, ce sera plus serré » prévient le député socialiste Régis Juanico. Bien sûr, le Stéphanois n’évoque pas son duel face à un tandem fron­ tiste. Mais il met en garde l’ensemble des candidats « républicains », notamment les disqualifiés. Et les invite « à faire un large rassemblement républicain pour faire battre le Front national. « Nous au PS, on n’a jamais hésité même en 2002 où à la présidentielle on avait appelé à voter Chirac » tacle M. Juanico. Une attaque à fleuret moucheté contre l’UMP, Bernard Bonne.

Qu’importe. Si le président de l’institution départementale, depuis 2008 « ne fera ni com­promis, ni alliance » avec le FN, il « ne donne pas de consignes de vote » même si lui «sait ce qu’il ferait dans ce cas-­là ». D’ailleurs, il qualifie de « catas­trophe » (ho oui, au moins !) cette présence massi­ve du Front National au second tour de cette élection. « Ce parti surfe sur la désespérance des Français. Pourtant ses can­didats font des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir » soupire M. Bonne. « Il y a un enracinement du vote FN. Ce n’est pas comme il y a 15 ans où il y avait un vote de protesta­tion. Ça nous interroge. Je suis persuadé qu’il n’est pas trop tard pour inverser la tendance, ça repose sur nos épaules, nous les femmes et hommes politi­ ques de gauche, comme de droite ». 

 

Source : Le Progrès