Intervention de Franck DESCOURS au CM de Saint-Chamond
Publié le 22 Mars 2016
" Monsieur le Maire,
Il va sans dire que le PAEN est un facteur important dans l’exploitation des espaces agricoles des communes impliquées, il a des objectifs tout à fait louables et qu'il s'exerce de remplir pour le mieux, comme l’accompagnement pour les échanges de parcelles qui permet non seulement un gain de productivité mais aussi et c’est d’ailleurs bien expliqué une baisse des charges de mécanisation et du temps de travail, on le sait avoir accès à des terrains n'est pas toujours évident quand on a à exploiter plusieurs zones éparpillées dans la région. Il faut bien entendu continuer à aider les agriculteurs à améliorer leurs conditions d'exploitation car nous nous ne voudrions pas que ce secteur déjà bien touché par la précarité ne se dégrade davantage.
Il y a un autre facteur très important, et pas des moindres, c'est l'eau.
Je me réjouis que cette donnée soit prise en compte car sans parler du coup économique pour chaque exploitant aussi bien pour la production de céréales ou autres que pour l'abreuvement des animaux il y a bien sûr le facteur environnemental : l'eau potable devient rare et les aléas météorologiques viennent malheureusement perturber le bon déroulement de l’agriculture. C’est pour cela que nous devons être attentifs sur sa consommation et gérer au mieux son approvisionnement. Donc aider les agriculteurs en leur expliquant les techniques de forages ou de captages nous paraît aller dans le bon sens dans la mesure où cela les aiderait à baisser leurs charges d’exploitation.
Il y a ensuite tout l’aspect de la protection des zones agricoles qui sont importantes aussi pour la préservation de notre environnement et de la biodiversité, l’entretien et la plantation de haie entre les parcelles est d’ailleurs à notre sens un élément incontournable surtout lorsque l’on sait que plusieurs type d’animaux y vivent.
Enfin la valorisation des friches par une simple mise en pâturage va aussi dans le sens d’une meilleure optimisation des terres agricoles sans forcément avoir recours à des procédés moins respectueux de l’environnement.
Pour ma part, il y a autre chose qui pourrait être incorporé au PAEN c'est la filière du circuit court pourquoi ne pas faire mettre en relation les agriculteurs pour qu’ils puissent proposer comme dans certaines villes de France par exemple à Angoulême de nourrir les élèves de nos écoles des environs entièrement avec des productions locales viandes-légumes-céréales. Cette ville depuis 2013 développe une politique nutritionnelle exemplaire elle a fait le choix ainsi de servir 16 000 repas par semaine, c'est un facteur économique important pour nos agriculteurs et également une bonne nutrition repas nos enfants.
Le coût du PAEN reste raisonnable face aux besoins urgents que connaissent nos agriculteurs.
Nous pensons qu’il serait intéressant de refaire un point d’ici deux ans avec les associations d’agriculteurs comme les jeunes agriculteurs pour pouvoir évaluer les retombées de ce plan et si besoin donner des recommandations pour le réorienter. "
