Thiers-Montbrison : La posture de M. ROCHETTE ou l'art du grand écart

Publié le 29 Juillet 2016

Thiers-Montbrison : La posture de M. ROCHETTE ou l'art du grand écart

Dès cet été, la SNCF a décidé, par mesure de sécurité, de suspendre l'exploitation ferroviaire entre Thiers et Montbrison sur la ligne Clermont-Ferrand - Saint-Etienne, très certainement le prélude à la fermeture définitive de cette desserte.

Or, Pierre-Jean ROCHETTE, maire « Les Républicains » de Boën-sur-Lignon, s'est érigé en porte-drapeau des défenseurs de cette ligne, accusant la SNCF « de vouloir l'assassiner», et dénonçant «le gaspillage de l'argent public au profit du transport par cars »(sic). Il était temps que M. ROCHETTE se réveille car le problème est ancien, certaines parties de la ligne n'ayant jamais été rénovées depuis plus de 50 ans, résultat de décennies de choix de sa famille politique en faveur du TGV et des transports routiers. Enfin, M. ROCHETTE sait très bien que le maintien ou la disparition d'une ligne ferroviaire dépend de la Région, actuellement dirigée par ses amis politiques qui ont fait le choix de supprimer les lignes non rentables. Pour exemple, la ligne Volvic - le Mont Dore, fermée à la circulation en novembre 2015 sous l'ère Queyranne, a été démantelée techniquement en avril 2016, sans que M. WAUQUIEZ ne lève le petit doigt alors qu'il lui était possible de revenir en arrière.

Quand M. ROCHETTE parle d'argent public gaspillé en faveur du car, il semble ignorer que la Région ne dépense pas un centime pour le transport routier mais plus de 500 millions d'euros pour le ferroviaire. Quant au département, il ne consacre que 6 millions d'euros au profit du transport collectif routier sur un budget de plus de 600 millions d'euros.

En fait, M. ROCHETTE n'a qu'une posture à visée électoraliste car il sait très bien qu'il n'a aucun pouvoir décisionnaire dans ce dossier sauf à convaincre sa famille politique à la Région. Le résultat permettrait d'ailleurs d'y mesurer son influence.

Le FRONT NATIONAL quant à lui, a décidé de ne pas hurler avec les loups même s'il est plus aisé de le faire. Il préfère tenir le langage de la vérité auprès des électeurs-contribuables car tous ces équipements sont financés par leurs impôts. Pour mémoire, le contribuable finance 80% du prix d'un billet TER.

NON M. ROCHETTE, cette ligne ferroviaire n'a plus d'avenir car elle nécessite 75 millions d'euros de remise en état pour une rentabilité nulle ! Vous n'ignorez pas que la SNCF est endettée à hauteur de 50 milliards d'euros et la Région de 2 milliards d'euros ! Donc, faire croire que l'on peut dégager ce financement est un leurre auquel le FRONT NATIONAL ne s'associera pas !

L'ouverture du réseau ferré à la concurrence, voulue par Bruxelles, avec le soutien de la famille politique de M. ROCHETTE - libéralisme oblige - fait que la SNCF ne pourra plus jamais entretenir des lignes non rentables ; le contraire serait une hérésie économique.

Le FRONT NATIONAL préconise donc le remplacement des lignes vétustes et non rentables par des lignes de cars, plus économiques et plus souples à l'usage. Il n'oublie pas non plus l'aspect écologique car un car polluera toujours moins qu'une rame TER diesel fonctionnant pratiquement à vide et en sous régime, sur une ligne comme celle de Boën-sur-Lignon.

Cet exemple est une des conséquences des effets néfastes de la politique de Bruxelles, soutenue par M. ROCHETTE et les siens, politique que le FRONT NATIONAL a toujours dénoncée.

A&G