Communiqué de Raphaëlle JEANSON : Enseignement et déviances idéologiques

Communiqué de Raphaëlle JEANSON : Enseignement et déviances idéologiques

Le 7 novembre dernier, treize enseignants de la Loire ont signé, à la suite d’Élianne Viennot, professeur de l'université de Saint-Étienne, une tribune militante pour la fin de la règle qui veut que le masculin l'emporte sur le féminin…

 

Ces chien-ne-s de garde ont donc pour combat de mettre à bas plusieurs siècles de règles grammaticales, d’usage et de littérature pour imposer à nos chères têtes blondes des tirets et des rajouts en fin de mots à n’en plus finir : les français-e-s seraient-ils-elles tombé-e-s sur la tête ?

 

Comme la couleur des jouets dans les Kinders ou les jeux sexués dans les garderies, ces pseudo partisans (devrais-je dire partisans-e-s) de la cause des femmes se trompent encore une fois de cible et de combat. Ajouter de la complexité à la grammaire offrirait-il aux femmes plus de respect (je pense aux trottoirs soudainement devenus trop étroits dans certains quartiers dits sensibles…) ou bien un accès plus aisé à certains postes comme professeur-E, docteur-E qu’elles ont par ailleurs déjà acquis par leur mérite et non par des quotas de parité ? 

 

Réduire le combat pour l’égalité entre l’homme et la femme à un E muet est un manque de respect pour la femme et place bien bas sa dignité.

La grammaire semble être devenue un ennemi à abattre, soudainement machiste, tout comme la délicate courtoisie d’une porte tenue ouverte par le méchant mâle blanc cédant le passage à sa douce.

 

En tant que femme, j’ai choisi mon camp : je préfère Jacqueline de Romilly, écrivain (et non « écrivaine ») professeur (sans « E ») et membre de l’Académie française que ces acharné-e-s de la démagogie prêt-e-s à dénaturer notre langue pour un combat stérile à grand coups d’écriture inclusif-v-e-s-w-x-y-z !