Communiqué de Sophie ROBERT (FN) : Sans Abris stéphanois
Sans abri stéphanois : les albanais d'abord
La période hivernale pose traditionnellement la question de l’accueil des personnes les plus fragiles et les plus défavorisées dans les centres d’hébergement d’urgence.
La presse locale nous apprend ainsi que les services de l’Etat ont prévu près de 1500 places au total, c’est-à-dire 200 de plus que l’hiver dernier et 400 de plus que cet été. Preuve que la situation économique et sociale est bien moins réjouissante que ce que le Gouvernement se plait à claironner… Mais passons.
On apprend dans le même article qu’une des raisons de cette augmentation est due à l’arrivée massive de « réfugiés » albanais. Et là, on ne peut qu’être circonspect et surpris. On nous a en effet présenté l’afflux massif de réfugiés syriens, afghans, somaliens, érythréens, somaliens, libyens, comme étant ceux de gens fuyant guerres et conflits armés dans leurs pays respectifs. Dont acte, même si nous jugeons que ce n’est ni à l’Europe, ni à la France d’accueillir toute la misère du Proche-Orient et des Pays africains, alors même que la Ligue Arabe, pourtant richissime, ou que l’OUA, pourraient et devraient prendre leur part dans ces tragédies qui concernent des pays membres de ces organisations internationales.
Mais, concernant l’Albanie ? Le pays est en paix ! Les institutions démocratiques fonctionnent avec des scrutins réguliers et une stabilité électorale et constitutionnelle que l’Espagne et probablement bientôt l’Allemagne pourraient bien lui envier.
Comble de l’ironie, l’Albanie est officiellement candidate à son admission dans l’UE depuis l’accord donné par le Conseil de l’Europe le 24 juin 2014 et par les chefs d'états des 28 pays membres le 28 juin suivant.
Après nous avoir fait un « chantage moral » aux réfugiés de guerres d’Afrique et du Proche-Orient, va-t-on une nouvelle fois faire culpabiliser les Français concernant cette fois un pays européen, en état de paix civile, prochainement membre de l’UE, uniquement parce que le pouvoir d’achat de ses ressortissants est inférieur au nôtre, déjà bien entamé par des années de récessions et près de 3 500 000 chômeurs de catégorie A, 755 000 de catégorie B, 1 380 000 de catégorie C, 273 000 de catégorie D et 410 000 de catégorie E (Chiffre de septembre 2017).
Sans compter les quelques 300 000 demandeurs d’emploi qui ne sont pas inscrits à Pôle Emploi.
Il est temps que les pouvoirs publics appliquent la préférence nationale en matière d’urgence humanitaire.
