Lettre aux adhérents de Raphaëlle JEANSON, élue FN à Saint-Etienne
"Chers adhérents, chers amis,
Les fêtes de fin d’année se profilent et Saint-Etienne se pare de lumière.
Le marché de la place de l’hôtel de ville ainsi que la grande roue refont leur apparition et tout un chacun semble céder à la magie de Noël. En cette période morose, rien n’est plus légitime. Mais ne nous laissons pas trop vite aveugler par l’éblouissante robe de fête que revêt notre ville...
En effet, très vite en l’effeuillant avec le regard lucide de celui qui ne se laisse pas berner par les beaux discours de maquignons politicards, nous ne pouvons être que saisis de stupeur par les hardes dont elle est affublée.
Passons sur les trottoirs minés par les déjections canines qui semblent être une fatalité (encore que certains maires courageux comme Robert Ménard se saisissent du problème et le résolvent) mais que dire des rues, toutes d’une saleté repoussante, maculées par les crachats, les détritus, les décharges sauvages devenues légions et qui souvent restent de longues semaines avant d’être évacuées.
Il est clair que Monsieur Perdriau et son équipe ont plus à coeur de se lancer dans des travaux divers, variés et coûteux que de s’attaquer aux problèmes qui gangrènent Saint-Etienne. En effet, force est de constater que la majorité municipale prend les choses à l’envers en croyant leurrer ses administrés par différentes politiques de « grands travaux » certes nécessaires mais qui ne doivent pas être la priorité lorsque « le vivre-ensemble » vacille de plus en plus dangereusement. Il est plus aisé et plus visible de réhabiliter le quartier du Clapier et ses alentours que de s’attaquer au problème de communautarisation de la ville qui devient une zone de non-droit géante.
N’en déplaise à Monsieur Perdriau, lorsque des jeunes peuvent se permettre de circuler sur leurs scooters sans casque à toute allure en plein centre-ville sans que la police n’ait le droit d’intervenir de peur de provoquer un délit de fuite et peut-être un accident, on peut considérer que la ville est une « no-go-zone ».
Et que dire de ceux qui font des « runs » de voiture également en plein centre-ville passant souvent devant des lycées, des rues très passantes voire des terrasses de cafés sans qu’il n’y ait aucune arrestation ?
Que dire encore des cortèges de mariages communautaires arborant des drapeaux divers et variés, célébrés à grands concerts de klaxons qui en toute impunité gênent, et même dans certains cas, bloquent la circulation sans que les autorités ne se manifestent ?
Que dire également des incivilités de tous ordres qui font que l’on se sent mal à l’aise et pas tout à fait en sécurité à Saint-Etienne ? Nuisances sonores, indiscrétions verbales, gestes haineux, regards agressifs, crachats…
Chacun sait très bien qu’un « jeune » que l’on reprendrait pour avoir laissé tomber volontairement des détritus par terre plutôt que dans des poubelles se métamorphoserait instantanément - et comme par magie - en un « groupe de jeunes » insultants et vindicatifs et ce, que l’on soit à Montreynaud, à la Côte Chaude ou place de l’Hôtel de Ville..
Le constat de Laurent Wauquier est certes peu plaisant à entendre mais il faut savoir regarder les choses telles qu’elles sont et non pas telles qu’on voudrait qu’elles soient, comme l’aurait dit Bossuet.
Ainsi, Saint-Etienne est donc bel et bien un zone de non droit et il conviendrait d’y restaurer l’ordre, la sécurité et le respect avant toute chose.
En dépit de ces tristes mais néanmoins réalistes considérations, chers adhérents, nous vous souhaitons à tous de très joyeuses fêtes de fin d’année avec vos familles et tous vos proches."
