CM de Saint Etienne du 4 Juin 2018
Ce lundi 4 juin, Saint-Etienne a encore connu un conseil municipal où les noms d’oiseaux ont fusé, les altercations se sont enchainées, où les heures se sont multipliées... avec le plus souvent, des échanges interminables entre les conseillers municipaux et des votes qui finalement sont les mêmes entre l’ancienne et la nouvelle majorité. Cette seule petite tirade - parmi tant d’autres - que l’on croirait plus sortie d’une cour de récréation que d’un conseil Salle Lebrun : « On ne peut pas dire autant d'âneries tout le temps » (de Lionel Saugues à Gaël Perdriau) donne un aperçu de l’ambiance au sein du conseil, et même sans doute de la majorité entre elle puisque la rupture entre eux deux n’est que très récente.
Dans un registre plus comique, Monsieur le maire a l’affront d’assurer que «les stéphanois nous disent qu'ils voient une amélioration de la propreté dans notre ville» ou que « si le conseil est aussi long, c'est grâce à ma grande mansuétude ». Les commentaires sont superflus : je laisse les stéphanois juger!
Le conseil durait depuis plus de trois heures et demi quand à peine un cinquième des thèmes avait était abordé...
De même, lorsque des initiatives positives telles que celle proposée par la Fondation Espérance Banlieue peuvent bénéficier à certains petits stéphanois, Gaël Perdriau déclare : « j’ai demandé personnellement au préfet que l’ANRU ne verse pas un centime pour la rénovation de cette école.» Les électeurs seront ravis de l’apprendre... pourtant Eric Mestrallet, président fondateur, déclarait il y a peu que « les 11 écoles du réseau respectent bien les valeurs de la République et elles vont même au-delà : elles enseignent aux enfants les principes qui les aideront à devenir des adultes libres et droits, prêts à s’engager pour le Bien commun de leur pays. Je me félicite aujourd’hui que cela soit reconnu par le ministère de l’Education nationale.»
Si Saint-Etienne a des trottoirs propres (sic) et que les conseillers élus main dans la main s’insultent entre eux, c’est que notre ville n’a aucun problème à résoudre... Comme le déclarait Gaël Perdriau lui-même : « je ne suis pas sûr que la présence des élus sur les marchés concoure à leur animation : ne soyons pas présomptueux. »
Ben tiens.