- 40 ans du Front National : droit de réponse de Jean-Marie Le Pen au Monde

Publié le 23 Octobre 2012

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/80/200109_Jean-Marie_Le_Pen_et_Roger_Holeindre.jpgDans une double page du Monde en date du 22 septembre 2012 consacrée aux 40 ans du Front National, il est écrit en sous-titre : "Le 5 octobre 1972, Jean-Marie Le Pen créait un groupuscule avec d'anciens collaborationnistes et de jeunes néofascistes".

Je conteste cette présentation totalement inexacte.

Le premier bureau du Front National était composé de 6 membres : Messieurs Brigneau et Alain Robert, représentant Ordre Nouveau (qui en 1974 allait, comme le capitaine Sergent et Pierre Lagaillarde, faire campagne et même assurer le service d'ordre de la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing). Ses chefs, en 1982, rejoindront le cabinet de Charles Pasqua.

Pierre Bousquet qui représentait le groupe de Georges Bidault, ancien président du CNR de la guerre et du CNR de l'Algérie française.

Roger Holeindre et moi-même (photo) avaient été résistants, comme d'ailleurs Demarquet, le colonel Thomazo, Paul Troigros ancien du BCRA, Me Biaggi, le doyen Marçais.

Beaucoup d'autres, comme mon ami Pierre Durand, n'avaient eu aucun rôle pendant la guerre, vieille alors de 30 ans, étant enfants à cette époque.

Un seul pourrait répondre à votre définition, c'était Victor Barthélémy, ancien dirigeant du Parti communiste, ancien secrétaire général du PPF de Jacques Doriot, lui-même ancien secrétaire du Parti communiste.

A trente ans de la guerre, le Front National se donnait comme objectif principal, il est vrai, de lutter contre le communisme dont la menace extérieure, celle de l'URSS, faisait alors craindre l'invasion militaire de l'Europe et le Parti communiste fort de ses 150 députés et dont l'organisation syndicale, la CGT, s'efforçait de ruiner, avec le capitalisme financier, l'économie nationale.

L'immigration figure dans ses préoccupations mais bien qu'Ordre Nouveau sera dissous après un meeting "Halte à l'immigration sauvage", celle-ci n'a pas encore pris le caractère torrentiel qu'elle prendra après le regroupement familial de Chirac et Giscard en 1974.