- Chrétiens d'Irak / Mossoul : pas seulement là-bas !
Publié le 26 Juillet 2014
Là-bas : les faits
Le 6 juin, un Etat islamique "auto-proclamé" s'empare de Mossoul (Irak). Le 16 juillet, il décrète avec les hauts-parleurs et minarets, que les Chrétiens de Mossoul ont à choisir entre trois possibilités :
- soit de se convertir à l'islam,
- soit de payer la jiziah (impôt d'assujetissement imposé aux dhimmis),
- soit d'être tués "par l'épée" s'ils ne partent pas.
Leurs maisons sont taguées d'un N (Nazaréen), pouvant être apparenté à l'étoile jaune sous l'occupation.
Les Chrétiens qui n'étaient pas encore partis (entre 100 et 200 familles... Ils étaient 100.000 il y a seulement dix ans) ont quitté la ville précipitamment. Ce qui n'a pas empêché qu'ils soient molestés aux barrages en sortant de la ville. Certains ont été pillés, frappés, dépouillés de leur argent, bijoux, téléphones portables. Des passeports ont été déchirés.
Nous : sidérés
Jusqu'à ce jour, quelques condamnations verbales. "L'absence de réaction internationale concrète à ce drame pose une vraie question : est-on prêt à voir émerger un régime théocratique totalitaire aux portes de l'Europe ?", s'interroge Faraj Benoît Camurat, président de l'association Fraternité en Irak.
Serions-nous si avancés dans la dhimmitude mentale ?
Eux : silencieux
Où sont les réactions des organismes officiels de l'islam ?
En fait l'épuration de Mossoul est tout à fait conforme aux "us et coutumes" de l'islam. Entre la conversion forcée et l'élimination physique ou l'obligation de fuir, il est proposé le statut de dhimmi : celui qui n'a pas voulu se convertir, on le "protège" à condition qu'il paye un impôt spécial (jiziah) et subisse discriminations, vexations, restrictions de libertés.
Un musulman, même plus ou moins modéré, ne peut pas aller franchement contre cette stratégie que l'islam applique depuis quatorze siècles en s'appuyant sur ses textes de référence. D'où ces silences.
Ici : incubation
Il faut savoir que cette stratégie est déjà appliquée de façon feutrée en France. Ainsi, dans certaines zones urbaines où musulmans et non-musulmans cohabitent, la dhimmitude se met en place en douceur. une opération "porte à porte". Deux ou trois musulmans sonnent chez des non-musulmans avec un Coran. Proposition faite : "Vous vous convertissez... en échange, nous allons vous protéger".
Exactement le schéma "protection-assujetissement" de la dhimmitude.