- Communiqué de Franck Descours, candidat du Rassemblement Bleu Marine pour Saint-Chamond au sujet de son arrestation par les services de police, de son placement en garde à vue...
Publié le 21 Mars 2014
... pendant près de 48 heures et son déferrement au Tribunal de Saint-Etienne le 13 mars.
Victime d'un incroyable quiproquo qui m'a conduit, abusivement, près de 48 heures en garde à vue, je me retrouve aujourd'hui dans l'obligation de porter plainte, à mon tour, contre mes accusateurs. En effet, le 11 mars 2014, moi-même et 3 de mes colistiers (dont 2 femmes) avons été arrêtés dans des conditions particulièrement violentes par les services de la brigade anti-criminalité (BAC) qui nous avaient, semble-t-il, "confondus" avec des braqueurs qui venaient de commettre un vol à main armée dans une proche station service.
Ce sont les conditions dans lesquelles, les policiers appelés en renfort, et circulant bien évidemment de la manière la plus discrète afin d'interpeller utilement les auteurs de ce vol, se sont précipités dans notre direction alors démunis de tout signes extérieurs d'identification (gyrophare, sirène, véhicules non sérigraphies, tenues civiles...).
Préalablement agressés par des opposants politiques, en l'absence d'éléments visibles nous permettant de comprendre qu'il s'agissait en fait... des services de police et dans l'impossibilité de déterminer les réelles intentions des individus qui s'approchaient de nous de manière déterminée, j'ai immédiatement décidé de quitter les lieux en me frayant un passage afin de regagner la route et quitter rapidement les lieux.
Convaincus d'être victimes d'une agression organisée, je suis parti précipitamment en direction du commissariat le plus proche pour nous mettre en sécurité non sans avoir préalablement joints téléphoniquement les services de Police Secours...
Finalement, et comprenant à cet instant qu'il s'agissait en réalité de policiers, je me suis arrêté avnt de faire l'objet d'une interpellation musclée.
Erreur d'identifation (que j'avoue pour ma part...) contre erreur d'appréciation que les policiers se refusent obstinément à admettre, ceux-ci ont choisi la voie de l'accusation mensongère et la plainte, plutôt que celle des excuses, leur confusion les ayant conduits à une incroyale bavure policière contre le prétendant à la mairie et ce, à quelques jours des élections municipales.
Si je ne souhaite pourtant pas, par mes futures démarches, porter atteinte à la crédibilité des forces de l'ordre et à la justice, tous deux chargés d'assurer la sécurité de nos concitoyens dans des conditions que l'on sait de plus en plus difficiles, je me vois désormais contraint de déposer plainte contre ces policiers qui, soutenant l'insoutenable pour d'obscures raisons, persistent dans leurs affirmations mensongères et incompatibles avec toutes réalités de terrain.
Je dois donc me défendre désormais avec les seuls moyens que l'on me laisse en demandant à mon avocat, Me François Heyraud, de mettre en oeuvre toute procédure utile permettant de confirmer mes assertions (ainsi que celles de mes 3 colistiers).
Je ne peux, en effet, attendre le procès que l'on m'intente sans réagir et me laisser condamner pour des faits dont je suis parfaitement innocent.
Confiant en la justice de mon pays et plus que jamais déterminé à faire éclater la vérité dans cette affaire, je me dois d'entreprendre, l'âme en peine, ces démarches pour que jamais cela ne se reproduise.
Franck Descours