- Ecole : de nouvelles sanctions contre les enfants et sans les familles

Publié le 27 Juin 2011

Le ministère commence à signer des conventions, qui pourront être déclinées localement par chaque collège avec des organismes, comme la Licra. Un élève sanctionné pour propos racistes pourrait ainsi se voir envoyer dans une délégation locale, se faire une idée concrète de ce que le racisme implique.

F. Desouches

 

Voilà en première analyse ce qui émane de ce décret signé ce jour. Voulu par Nicolas Sarkozy, soufflé par son ami Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance et ancien grand maître su grand orient de France, ce texte avait été rejeté par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), qui représente enseignants, lycéens, parents, étudiants et collectivités territoriales.

 

L'absence de la famille sur ces questions de discipline et l'endoctrinement de l'idéologiquement correct sont les points clés de ce décret. Vers une jeunesse d'Etat, encore plus seul éducateur et seul décideur du bien des enfants?

 

"Parmi les sanctions proposées à l'équipe éducative, celle qui fait le plus parler d'elle est la «tâche de d'intérêt commun» (TIC), dont le but affiché est de «responsabiliser les élèves sur les conséquences de leurs actes». Concrètement, cela consiste pour l'élève puni à «participer, en dehors des heures d'enseignement, à des activités de solidarité, culturelles ou de formation à des fins éducatives», selon le décret. «Ces activités peuvent être réalisées au sein de l'établissement ou au sein d'une association, d'une collectivité territoriale, d'un groupement rassemblant des personnes publiques ou d'une administration de l'Etat».

Selon Le Parisien, le ministère commence à signer des conventions qui pourront être déclinées localement pour chaque collège, avec des organismes comme la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). La durée totale consacrée à cette TIC ne peut excéder 20 heures".

Le salon beige