- Entre Hollande et Poutine, ça sent le gaz !

Publié le 2 Mars 2013

Olivier Ravanello, journaliste I-Télé, spécialiste des questions internationales, note que le dégel n'a pas eu lieu, "c'était d'une froideur absolue, on a rarement vu cela pendant 20 minutes, on avait l'impression d'être à Moscou dans les années 70 ! Les deux hommes ne se sont quasiment pas parlé, n'ont pas eu le moindre geste, pas un regard l'un pour l'autre, chacun regardait droit devant lui. Le déjeuner s'est sans doute mal passé, la plupart des dossiers qui étaient sur la table et qui sont des dossiers épineux n'ont pas été tranchés, chacun campe sur ses positions."

En même temps, lorsque l'on est une véritable nation comme la Russie, que l'on a le soutien de son peuple, que l'on applique un protectionnisme et un patriotisme économique et que l'on défend ses ressources naturelles comme le gaz, on a certainement plus de poids sur la scène internationale qu'un pays fondu dans une mouvance europénne ultralibérale, sans frontières, avec une politique particulièrement molle...

Il est également intéressant de constater que Messieurs Fabius et Valls, toujours avides d'une petite phrase remettant en cause la démocratie en Russie, ont été plutôt discrets pendant tout le voyage... Un peu comme si tout d'un coup, ils n'assumaient plus... Pas très digne tout ça !