- Entretien avec Christophe Boudot, Secrétaire départemental du FN69 : "A Lyon, nous pouvons doubler voire tripler nos scores !"
Publié le 23 Octobre 2012
Christophe Boudot était l'invité de Radio Jazz ce mardi. Dans l'émission "ça jazz", le Secrétaire départemental du Front National du Rhône affirme que le FN veut faire partie des principaux adversaires de Gérard Collomb (maire de Lyon): "Il faut toujours être optimiste en politique. Au mois de décembre nous réunirons nos partisans. Nous nous organisons car je pense que le Front National a tout à gagner et les Lyonnais aussi avec un fort pôle national pour la bataille de 2014."
"Aujourd'hui, les choses ont changé," poursuit-il, "au niveau national, même la gestion de Collomb est encore plus critiquable que la fois précédente. Il y aura bien-sûr un fort renouvellement du personnel politique tant à droite qu'au Front National. Nous partirons en ordre rassemblé derrière un pôle national avec différentes personnalités. Je crois que cela laisse de bonnes perspectives et de surprises pour les Lyonnais."
"Le FN du Rhône promet de mettre en place de vraies machines de guerre dans plusieurs villes. Nous sommes au début de notreorganisation, nous avons des bastions à converser comme Villefranche, et nous avons aussi l'Est lyonnais qui est très propice au vote national. Sans oublier Lyon qui est un peu une terre de mission pour nous. Je pense que les choses ont changé. Les derniers résultats des législatives nous ont montré que le Front National à Lyon peut doubler voire tripler ses scores et augurer une belle perspective pour ses prochaines élections."
Selon Christophe Boudot, des alliances avec l'UMP sont impossibles. Cependant il tempère, "le Front National accueillera bien-sûr tous les déçus de l'UMP, cadres ou militants. On verra un jour mais pas en l'état des choses puisque de toute façon l'UMP est farouchement contre notre vision européenne et a fait rentrer beaucoup plus d'immigration légale que Jospin. Donc nous sommes très loin d'avoir les mêmes idées. Par contre nous sentons sur le terrain que beaucoup de militants voudraient rejoindre un pôle de rassemblement national qui serait derrière Marine Le Pen et le Front National."
Enfin, il conclut sur l'action des identitaires sur le toit d'une mosquée à Poitiers : "Ce n'est pas du tout notre mode d'actions. Je respecte beaucoup ceuc qui l'ont fait car ils ont des convictions. Il est vrai qu'il y a un ras-le-bol de l'islamisme en France aujourd'hui, surtout de l'islamisme radical. En mode d'actions, nous sommes plutôt sur le plan des élections. Nous voulons changer le système par la démocratie."