- La Caste déverse sa haine du peuple dans plusieurs livres anti-Marine Le Pen
Publié le 6 Juin 2011
Communiqué de Marine LE PEN
Depuis quelques semaines, plusieurs livres consacrés à ma personne ou au mouvement que je préside sont sortis. Il n’est pas anodin que ces productions fleurissent alors que la Caste politique et médiatique commence à trembler devant ma montée en puissance dans les urnes et dans l’opinion. La Caste commence à prendre peur, voit ses intérêts menacés, et dès lors, missionne ses petits soldats, les plus avides de gloriole médiatique ou d’argent facile, en leur demandant de produire des brûlots anti-Marine Le Pen.
Le caractère haineux et souvent injurieux des ouvrages démontre que le camp de la haine n’est pas celui que les auteurs dénoncent, mais bien le leur. C’est évidemment la haine du peuple qui pousse à vouloir déverser tant de boue sur celle qui aujourd’hui incarne un espoir pour les Français des classes moyennes et populaires, ces Français qui ne vivent pas des rentes du système. Chaque page de ces livres suinte le mépris pour un peuple qui n’obéit pas aux injonctions des puissants et des bien-pensants.
Il est inutile de faire ici l’inventaire des erreurs, des mensonges ou des diffamations que ces ouvrages contiennent, la liste serait trop longue. Ces livres, falsifiant l’intégralité de mon parcours politique et de mes engagements contemporains, totalement dénués de rigueur et de sérieux, sont tellement caricaturaux, vont tellement loin dans leur tentative de diabolisation hors-sol, qu’ils perdent d’eux-mêmes tout crédit et qu’ils seront jugés comme tels, c’est-à-dire des œuvres malhonnêtes. Comme toutes les entreprises frauduleuses, celle-ci s’effondrera d’elle-même. Les auteurs, ni plus que leurs livres ne méritent une attention particulière, d’ailleurs ils ne semblent guère en susciter parmi les Français.
Un seul point mérite qu’on s’y arrête. Intéressant parce qu’il symbolise le totalitarisme intellectuel des auteurs, mais surtout parce qu’il porte en germe une dénonciation de la démocratie qu’on ne peut passer sous silence.
Dans un des livres, les auteurs déclarent révéler mes « arrière-pensées » et mes « non-dits » et fondent leur analyse de mon projet politique sur cette base. Ils partent ainsi de ce postulat saisissant : ce que je dis publiquement devant les Français ne compte guère, et seule vaut véritablement leur propre interprétation de mes paroles ou de mes silences !
Cette prétention ultime est l’aveu d’une terrible impuissance, celle que ressent aujourd’hui la Caste, médusée de voir que mes prises de position rencontrent un succès grandissant dans le débat public, profondément heurtée par l’intérêt que suscitent parmi les Français ma réflexion et mon combat politiques, très certainement inquiète de ce qu’aujourd’hui cette espérance politique se structure, d’une manière durable. « Braves gens, si Marine Le Pen dit juste, c’est qu’elle pense en réalité le contraire, ne soyez pas dupes ! » : cette escroquerie intellectuelle constitue la dernière arme dont peut se servir aujourd’hui une Caste aux abois.
Vouloir organiser le débat politique non plus sur les déclarations et les actions des personnages politiques, mais sur ce que certains exégètes autoproclamés décréteraient être leurs « arrière-pensées », est non seulement une arrogance, mais aussi une terrible menace contre la démocratie. On serait donc passé de la police de la pensée à la police de l’arrière-pensée. Quel mépris pour l’intelligence collective que d’en arriver à un tel dogmatisme ! Quel dédain pour la capacité des Français à se situer politiquement ! Bref, quelle haine du peuple !
Cette haine du peuple justifie encore davantage l’engagement politique qui est le mien, ma volonté de m’adresser chaque jour aux Français en toute liberté, de travailler à leur service, loin des intérêts d’une Caste qui doit cesser d’infantiliser et d’asservir le peuple.