- La phrase du jour : Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne
Publié le 4 Novembre 2013
L'ancien vice-président pour l'Europe de la banque américaine Goldman Sachs, et actuel président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a tenu des propos pour le moins étonnants.
"Trop en savoir sur nos grandes banques pourrait provoquer la panique." Mario Draghi, le 20 octobre 2013.
Passée inaperçue, cette phrase ressemble à s'y méprendre à la pertinente citation de l'industriel américain, Henry Ford (fondateur de la marque du même nom), qui avait déclaré :
"C'est une bonne chose que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et notre système monétaire, parce que si c'était le cas, ce serait la révolution avant demain matin." Henry Ford dans les années 20.
Nous pourrions également citer Thomas Jefferson : "Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une arme debout."
Bref, lorsque le pompon sera découvert, ce sera la chypriotisation des comptes bancaires européens. Les Chypriotes ne s'étant pas révoltés, le test a été concluant.
Est-ce que les Français se révolteront ? Est-ce qu'une société atomisée, divisée et communautarisée peut se révolter contre la prise de pouvoir de la finance et de ses sbires de l'Union européenne ?
Voici d'ailleurs, le programme du candidat à la présidence de la commission européenne, Martin Schulz, un homme pour lequel vous ne voterez pas, et qui sera néanmoins élu. Ses pouvoirs lui seront conférés par un traité que vous avez rejeté et qui a pourtant été ratifié (traité de Lisbonne, ratifié par Nicolas Sarközy).
Programme qui signifie, en clair : discipline budgétaire durable ? Augmenter les impôts au maximum, et puiser le complément dans les comptes bancaires des particuliers.
Demain, nous serons tous Chypriotes !