- La vengeance du colonel Kadhafi
Publié le 27 Octobre 2011
(...) les adversaires du colonel se réjouissent un peu tôt. Même en ayant liquidé Kadhafi, ils ne pourront prendre la Libye sous contrôle. Avant tout car au cours de la guerre civile, les groupuscules anti-gouvernementaux n’ont soutenu le Conseil national de transition que parce qu’ils avaient un ennemi commun. Désormais, une fois l’ennemi liquidé, « les représentants des formations armées de Misrata, Zintan, Tripoli et Libye orientale vont disputer le pouvoir au Conseil national de transition », écrivent les analystes de Stratfor. Et la majorité des leaders tribaux ne veulent pas, au-dessus d’eux, d’un quelconque pouvoir étatique. La situation « pré-Kadhafi » leur convenait à merveille, quand le pouvoir central était faible et que les chefs locaux possédaient tout contrôle sur leurs tribus et leurs terres.
le rapprochement avec l’Occident n’apporte rien de bon et ne fournit aucune garantie. L’Europe et les USA ont longtemps assuré les dictateurs proche-orientaux du contraire en agitant précisément l’exemple du colonel Kadhafi. Regardez, disait-on, il s’est repenti, il a rendu ses armes de destruction massive : et il peut à loisir, depuis lors installer tranquillement sa tente dans les jardins de l’Élysée. Désormais, le même exemple de Kadhafi ne prouve qu’une chose : malgré le repenti et la collaboration, l’Europe l’a « soufflé » en une seconde.
Source :le courrier de russie en édition française