- Le cri d'alarme des hôpitaux lillois contre la "prise en otage" des urgences par les sans-papiers
Publié le 28 Décembre 2012
Depuis leur évacuation fin décembre par les forces de l'ordre de l'Eglise de Fives, les sans-papiers grévistes de la faim se sont tournés vers l'hôpital. Pas question de leur fermer les portes explique Patrick Goldstein, chef du Pôle des Urgences au CHRU.
"Nous assurons les examens pour ces personnes, ils sont des patients comme les autres. Mais le problème est qu'ils viennent tous aux urgences au même moment entre 19h et 20h, chaque soir, pour rester jusqu'à 1h-2h du matin, une fois les examens réalisés et leur sortie autorisée."
"Injecter autant de personnes, volontairement, au moment des gardes (à partir de 19h), met en danger ces services et les autres patients qui, du coup, doivent attendre plus longtemps. On risque de passer à côté d'une personne en grande détresse."
M. Goldstein conclut : "Ceux qui organisent cela se servent de l'hôpital comme d'un levier pour peser contre les pouvoirs publics. L'entourage des grévistes (CGT, Front de Gauche, etc.) doivent faire preuve de bon-sens !"