- Les Billets d'été de Louis Aliot (n°3)

Publié le 24 Juillet 2013

Sophie Robert - Louis Aliot, Feurs le 6-07-2013Par Louis Aliot, Vice-président du Front National

Les donneurs de leçons de l'UDI sont aujourd'hui sous le feu de la rampe médiatique. La meute politico-médiatique est lâchée et chacun essaie de se faufiler dans un dédale d'explications moralisatrices ou accusatrices en feignant de voir la réalité en face.

Dans cette tourmente, l'UDI tombe le masque, celui d'un parti fait de bric et de broc, d'opportunistes et d'humanistes autoproclamés (comme ils disent) qui ne sont là que pour partager des places mais qui n'ont aucune ligne politique définie. L'UDI est à l'UMP ce que le PRG est au PS, un ramasse miettes du système. Borloo, Lagarde et Jego peuvent s'agiter comme de beaux diables, tout le monde a bien compris.

Cette situation se retrouve d'ailleurs localement puisque, par exemple, à Perpignan nous avons notre lot. Le couple Alduy (ex-Trotskyste) - Grau (ex-PS), à la tête de l'Agglo et à l'exécutif de la mairie joue cette partition sinueuse. A toi la mairie, à moi l'Agglo. Ce n'est plus de la politique, c'est de la godille opportuniste.

Le vieux CNI, lui, vient de recevoir le coup de grâce. Il n'était déjà pas à sa place dans la nébuleuse centriste, il n'aura désormais plus sa place dans aucune autre coalition. Bourdouleix l'a tué. Celui qui prétendait ne pas vouloir s'asseoir à la même table que Marine et devisait sur l'air du temps "nous n'avons pas les mêmes valeurs" a bien raison. Nous n'avons pas les mêmes valeurs. Il peut désormais goûter les joies de la mise à l'index, de l'hallali médiatique. Avec sa référence au chancellier allemand, Bourdouleix a fait fort ! Car ses propos sont plus imbéciles qu'autre chose, même s'ils traduisent d'une certaine manière l'exaspération des élus locaux face à une réalité encombrante.