- Les débuts sanguinaires de la nouvelle Libye

Publié le 27 Octobre 2011

La mise à mort de Mouammar El Gueddafi est un crime de guerre. Les exactions qu’il a commises ne peuvent en rien amoindrir la gravité de sa liquidation. Il était fait prisonnier, blessé et sans arme, il ne représentait plus un danger pour ceux qui l’ont appréhendé ; il était donc prisonnier de guerre !

Sa liquidation pourrait être mise sur le compte d’une impulsiité attribuable à un instinct de vengeance. Mais elle pourrait, aussi, n’être qu’une exécution froide dont le but est d’éviter un procès.

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Quelle humiliation pour les Occidentaux, acculés à accepter la déclaration pré-constitutionnelle du CNT, où la charia est projetée comme fondement du nouvel Etat libyen, puis de se taire sur la liquidation du générale Younès, lui aussi tué alors qu’il était aux arrêts et enfin de faire la sourde oreille sur l’apologie du crime que Abdeljalil a étalée, la semaine dernière, lors de la conférence de presse conjointe avec Béji Caïd Essebsi. Aujourd’hui, ils acquiescent à un crime de guerre commis en direct sur les télévisions du monde entier. Quelle déchéance pour ces «défenseurs de la liberté» tenus par l’appétit vorace de leurs compagnies pétrolières. Cette humiliation est un comble.

 

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