- Lettre ouverte adressée à Madame le Ministre de la "Culture", par Serge Horvath (FN42)
Publié le 25 Juillet 2013
Aix-en-Provence, le 22 juillet 2013
Madame le Ministre,
Vous avez déclaré récemment d'une façon péremptoire : "La lutte contre le FN passe par la culture." Je trouve l'utilisation de la culture dans ce domaine d'une totale ineptie. Je décide donc de vous écrire d'Aix-en-Provence où, comme festivalier assidu, je vais ce soir assister avec intérêt à une représentation d'Elektra ; peut-être vous y croiserai-je !
J'ai été moi-même responsable dans le secteur culturel, au coeur de la création contemporaine, et de la programmation de la danse, de la musique et du théâtre dans ses approches les plus audacieuses. J'ai particpié à titre personnel à plusieurs créations d'opéra et de danse contemporaine comme décorateur ou costumier. J'ai été expert auprès de votre ministère pour l'attribution des subventions aux compagnies indépendantes pendant cinq années ; j'ai créé plusieurs festivals de musique et de danse ; je suis chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres, distingué en 2008. Somme toute, combien peuvent se prévaloir d'une carrière aussi riche que la mienne, mise au service du spectacle vivant pendant plus de 25 ans ?
Or, j'appartiens au Front National depuis 1997, c'est-à-dire 12 ans avant de quitter mon poste dans l'équipe de direction d'un établissement culturel !
Il y a des amis des arts dans le mouvement national, comme il y a des imposteurs dans le milieu culturel "de gauche", de ces caciques qui font de l'anti-FN un métier.
Comme la grande majorité des Français, de plus en plus d'artistes authentiques en ont assez des sempiternels oukazes du système. Je suis, en réagissant à votre propos, la preuve vivante que votre déclaration qui suggère une lutte intellectuelle, savante et inspirée, contre un FN inculte, est dénuée de sens. Les seuls à y croire encore doivent être les technocrates de la rue de Valois et les relais médiatiques de "l'artistiquement correct".
En espérant que ce message pourra contribuer à faire évoluer votre réflexion, je vous prie d'accepter, Madame le Ministre, mes respectueuses salutations.
Serge Horvath