- Loire - Santé. Même sans sécurité sociale, on peut être soigné à l’hôpital

Publié le 3 Septembre 2012

Les six hôpitaux publics de la Loire disposent d’une permanence d’accès aux soins de santé.

« Ce n’est pas une médecine générale pour les pauvres ». Vincent Bourgin, l’assistant social, et le Dr Élisabeth Rivollier, généraliste, travaillent à la PASS (permanence d’accès aux soins de santé) de l’hôpital Nord.

Les six centres hospitaliers du département disposent d’un service équivalent.

C’est ici que viennent se faire soigner ceux qui n’ont pas encore accès à l’assurance-maladie ou qui sont en rupture sociale ou n’ont pas renouvelé leurs droits à la CMU.

On y rencontre autant d’hommes que de femmes, un peu plus de la moitié de ces patients sont seuls et 40 % ont moins de 25 ans. En revanche, 99 % d’entre eux présentent des revenus inférieurs au seuil de pauvreté (fixé à 954 euros).

Le but est de permettre à ces patients de retrouver des droits pour accéder à une médecine traditionnelle, voilà pourquoi l’approche est toujours médico-sociale.

« La plupart des personnes que nous recevons ne prennent pas trois repas par jour ». La prescription des médicaments doit donc tenir compte de cela. De même qu’une personne dormant dans la rue ne prendra pas de somnifère car elle doit rester vigilante en cas d’agression.

Les principales raisons de consultations ici sont la gynécologie, la cardiologie, la psychiatrie et l’infectiologie.

Cette dernière spécialité regroupe la tuberculose, les hépatites et le VIH.

Le Dr Rivollier peut s’appuyer sur tout le plateau technique de l’hôpital, par exemple s’il faut réaliser une analyse de sang ou une radio. Deux fois par semaine, des dentistes renforcent l’équipe présente. Les centres de vaccination, le Planning familial, les PMI sont aussi des ressources possibles.

En outre, le service s’appuie sur un réseau d’une quarantaine de médecins libéraux « volontaires pour accueillir ces patients dans leur cabinet ».

La plupart du temps, les personnes ne parlant pas français se font accompagner par un membre de leur communauté ou présentent un bout de papier avec un numéro de téléphone à joindre pour une traduction à distance.

Souvent, trois consultations sont nécessaires pour combler le retard de soins.

Pendant ce temps, la couverture sociale se remet en place et le patient peut ensuite revenir à une médecine de ville.

Source : le progrès