- Lu dans Le Progrès du 18 mai :

Publié le 19 Mai 2012

Venue de Tours, elle n’en a pas cru ses yeux…

 

C’est une dame de 77 ans qui est revenue à Saint-Etienne voir le spectacle de « Madame Butterfly » à l’Opéra théâtre. Elle a vu, comme tous, le triste campement avant d’arriver au spectacle. « Je suis arrivée par le train, explique cette Tourangelle. Munie d’un plan, je me suis dirigée vers le jardin public pour repérer les lieux et éventuellement déjeuner sur place ». En guise de restaurant, elle est tombée sur le campement.

« J’ai d’abord cru qu’il y avait une fête foraine – une sono tonitruante, des fumées – j’ai découvert une sorte de favela, un bidonville. Une multitude de très jeunes enfants traînaient des objets et jouaient au milieu de la route. Il y avait des ordures, des déchets », explique-t-elle encore. Je sais que Saint-Etienne est gravement pénalisée par la désindustrialisation, mais ce que j’ai vu dépasse tout ce que j’étais capable d’imaginer. Sur Internet, les sites consacrés à la Ville prennent grand soin d’éviter de faire la moindre allusion à ce sujet ». Question d’image.

Les vrais stéphanois apprécieront la publicité que fait le campement de Roms toléré par la mairie auprès des touristes …