- Mosquée de Poitiers : Marine Le Pen "atterrée par les réactions d'hystérie de la classe politique."
Publié le 22 Octobre 2012
La Présidente du Front National, Marine Le Pen, s'est dite atterrée par "les réactions d'hystérie de la classe politique" à l'occupation du chantier de la grande mosquée de Poitiers.
"J'aurais bien aimé qu'il y ait les mêmes réactions d'hystérie quand il y a eu des multiples occupations d'églises" a-t-elle poursuivi.
Elle a jugé "disproportionnées" les demandes de dissolution de Génération Identitaire et estime qu'il faut aussi "demander la dissolution du Gisti, de SOS Racisme qui avaient poussé à l'occupation d'un certain nombre d'églises," en allusion à la présence de sans-papiers à Saint-Bernard à Paris en 1996, et à la basilique-cathédrale de Saint-Denis en 2002.
"Je comprends les craintes et les préoccupations de la construction de ces gigantesques mosquées, ces mosquées-cathédrales avec des minarets de 22 mètres sans d'ailleurs bien souvent que l'avis des riverains ait été sollicité." Elle a aussi évoqué des "financements contestables, soit parce qu'ils ont été financés par le biais de l'Etat ou des collectivités locales, soit qu'ils sont financés par l'UOIF, qui est une branche des frères musulmans, c'est-à-dire d'une vision très radicale de l'islam."
"Respectant la loi de 1905, je pense que les lieux de culte ne sont pas le lieu de l'expression politique. Une demande de référendum sur ce sujet ne m'apparaît pas critiquable."