- Paris 18e : les musulmans continuent d'occuper la rue avec l'accord du maire
Publié le 2 Septembre 2011
Aucun accord n'a été trouvé entre les musulmans et le ministère de l'Intérieur dans le 18e arrondissement de Paris. Selon l'imam Cheikh Salah Hamza de la mosquée Khaled Ibn al Walid, rue Myrha, "les négociations se poursuivent". L'imam Moussa Niambélé de la mosquée Al-Fath, rue Polonceau, confirme que "rien n'est signé" pour l'instant. Ils refusent la caserne proposée car il n'y a pas de séparation entre hommes et femmes pour les prières et ils trouvent le loyer de 10 000 euros annuel proposé par la préfecture de police de Paris excessif.
Daniel Vaillant, maire PS du XVIIIe arrondissement depuis 1995 et ancien ministre de l'Intérieur, déclare à Metro :
"Je n'ai jamais demandé d'interdit concernant ces prières de rue. C'était une forme de tolérance en attendant qu'une solution définitive et digne soit trouvée. Aucune récrimination locale par rapport à ce phénomène ne m'a été adressée. J'ai eu des lettres, certes, mais venant de toute la France ou d'autres quartiers de Paris. Ici, les prières de rue ne dérangent personne. Les habitants de la Goutte-d'or ont pris l'habitude et ils y a pour eux des occupations de l'espace public beaucoup plus préoccupantes, notamment les vendeurs de cigarettes à Barbès, la prostitution à Château Rouge ou encore les trafics de drogue... Ces problèmes surviennent 12 heures sur 24, la prière, c'est 1h30 une fois par semaine le vendredi ! Il faut relativiser, ce ne sont pas des prêches intempestifs, bruyants et permanents... Ce n'est pas de l'islam extrémiste qui se développe chez nous ! [...] Ne rencontrant pas de difficultés majeures avec les habitants, je m'étais fait à l'idée que l'on pouvait tolérer ces prières dans la rue le vendredi..."
Michel Janva le Salon beige