- Réflexions d’une retraitée de l’éducation nationale
Publié le 3 Juin 2010
«Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants.
Lorsque les fils ne tiennent plus compte des paroles du père.
Lorsque les maîtres devant leurs élèves tremblent préférant les flatter.
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux ni l’autorité de rien ni de personne.
Alors c’est en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie »
Platon 428/348 Avant Jésus-Christ
2500 ans après quel réalisme et quelle actualité dans cet aphorisme, autrement dit ces paroles du philosophe grec ne devraient-elles pas constituer le credo de tous ceux qui, aujourd’hui, ont eu en charge la formation de la jeunesse….
Ils semblent hélas les ignorer ou faire fi de leur actuelle pertinence.
Il est vrai que 1968 est passé par là. Son désastreux slogan « Il est interdit d’interdire ». a porté ses fruits malsains que nous récoltons encore aujourd’hui.
A quoi assiste-t-on ? Aux rentrées ou sorties des collèges et lycées publics ou privés, des jeunes braillards avachis, la cigarette aux lèvres, le baladeur aux oreilles, le portable à la main, les beaux jours revenus, certains se croient déjà à la plage !…
Les chefs d’établissement devant cet état de fait se déclarent non responsables de ce qui se passe dehors !…
Les maîtres se plaignent de comportement de leurs élèves, de l’indiscipline, du manque de travail, des incivilités. L’actualité est riche d’agressions et de violences au sein des établissements. !
Au lieu de chercher midi à quatorze heures ne devraient-ils pas revenir à des concepts élémentaires.
Rendre l’école respectable, digne d’égard et de considération, avec une administration ferme faisant respecter scrupuleusement le règlement intérieur non seulement par les élèves mais par les parents ; avec des maîtres exigeants et non-permissifs !… avec des parents partenaires de l’école et pourquoi pas afficher dans les établissements le précepte de Platon.