- Un islamiste, lié à Al Qaida, à la tête du commandement militaire de la rébellion à Tripoli

Publié le 27 Août 2011

Abdelhakim Belhadj a été le chef militaire qui a préparé, avec l’aide de l’Otan, la prise du QG de Kadhafi, à Bab Al-Azizya. Al-Jazeera lui a consacré un long entretien en direct du QG à l’issue des combats.

Ancien dirigeant du Groupe islamique des combattants libyens (GICL), lié à Al-Qaida, Abdelhakim Belhadj, a été arrêté en 2004 par les Américains en Asie et livré par la suite à la Libye. Il aurait bénéficié de l’amnistie de centaines d’islamistes libyens en mars 2010 ordonnée par Saif Al-Islam, fils de Kadhafi.

Le chef militaire qui a lancé l’assaut contre la résidence de Kadhafi à Tripoli a eu des rapports très étroits avec l’organisation terroriste.

« Abdelhakim Belhaj, le retour d’Al-Qaïda ». C’est le titre d’un article du quotidien « Libération » publié vendredi 26 août lançant ainsi un lourd discrédit sur le Conseil national de transition, dont Abdelhakim Belhaj est l’un des chefs militaires.

Le quotidien révèle en effet les rapports de longues dates que semblent entretenir le réseau terroriste avec celui qui a pris la tête de l’offensive à Tripoli.

Selon le journal, Abdelhakim Belhaj, connu aussi sous le nom d’Abou Abdallah al-Sadek, aurait intégré dès 1988 le mouvement djihadiste et serait l’un des fondateurs du groupe ultra radical libyen : le GIC, groupe islamique combattant, avalisé en 2007 par l’actuel dirigeant d’Al-Quaïda, Ayman al-Zawahiri.

La CIA a, toujours d’après « Libération », retrouvé sa trace plus tard au Pakistan, auprès d’Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d’Al-Qaïda de ce pays. Positionné contre le régime de Kadhafi, le GIC, comme Al-Qaïda, appellent alors à se révolter contre « les infidèles ».

Retournement idéologique

C’est en 2003, qu’Abdelhakim Belhaj, après avoir été longtemps traqué, a été capturé en Malaisie par les services secrets américains, puis transféré selon le journal « dans une de ses prisons secrètes » à Bangkok, pour enfin, en 2004, être remis aux services secrets libyens.

Le GIC, réconcilié avec le pouvoir par l’entremise de Saïf al-Islam, fils de Kadhafi, décide, dans des conditions troubles, un retournement idéologique condamnant dès alors « la guerre sainte » dirigée contre Kadhafi. Mais l’actuel chef militaire des rebelles, ne semble pas avoir alors participé à la réconciliation.(....)

 

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