- Un suicide tous les deux jours touche un patron de PME, un agriculteur ou un artisan

Publié le 1 Novembre 2014

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/9/5/1/000194159.jpgLa détresse des petits patrons n'est plus un sujet honteux. Le 10 juillet, à Montpellier, se tenait la première journée nationale traitant du sujet.

Au coeur du dispositif, Olivier Torrès, un chercheur montpelliérain, créateur en 2009 de l'observatoire Amarok, spécialisé dans l'étude de la santé des dirigeants de PME, artisans, commerçants et professions libérales.

"Le suicide d'un salarié d'Orange ou d'un facteur, ça fait le "20 Heures". Un artisan qui se pend dans son garage, c'est trois lignes dans la rubrique faits-divers du journal local. Rien n'existait auparavant alors que c'est un vrai sujet de société ! Dans une PME, si le dirigeant disparaît ou tombe malade, cela peut entraîner le dépôt de bilan", précise-t-il.

Quatre thèses sont soutenues en cette fin d'année à l'Université Montpellier-I. L'observatoire a "ausculté" 1000 petits patrons français à ce jour :

Les premiers résultats montrent que 50% d'entre eux travaillent plus de 50 heures par semaine. Ils font deux fois moins de sport que leurs salariés, 35% ont un mauvais équilibre alimentaire, et ils dorment en moyenne 30 minutes de moins que leurs salariés.

Il y a en France un suicide tous les deux jours qui touche un patron de PME, un agriculteur ou un artisan.

Les principales sources de stress professionnel selon les patrons de PME sont : la surcharge de travail, la pression, la perte d'un client, les factures impayées, la chute des commandes, un conflit avec un client, un problème de trésorerie, un salarié absent et... la pression fiscale !