- Déficit public : "Nicolas Sarkozy aura passé son mandat à défaire ce qu’il a fait" (Marine Le Pen)

Publié le 25 Août 2011

François Fillon doit présenter ce soir les grandes lignes du budget 2012, mais aussi le tour de vis budgétaire prévu pour la fin de l’année. Une manière de rassurer les marchés et agences de notation dans un contexte de crise économique. La France compte ramener le déficit public à 5,7% du PIB en fin d’année, à 4,6% en 2012 pour atteindre 3% en 2013. Pour ce faire, le gouvernement envisage d’économiser 3 à 4 milliards d’euros en cette fin d’année et 10 milliards d’euros l’an prochain. Parmi les mesures qui devraient être annoncées ce soir, la taxation des très hauts revenus, un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales ou encore la révision des exonérations de cotisations sociales liées aux heures supplémentaires.
Pour la présidente du Front national, "Nicolas Sarkozy aura passé son mandat à défaire ce qu’il a fait". Marine Le Pen était ce matin l’invitée de France Info.
   

L’invitée de France Info Marine le Pen, présidente du Front national, au micro de Mathilde Munos (9'48")
                   

"Cinq ans de gâchés pour la France". Pour Marine Le Pen, le constat est sans appel. Le gouvernement a laissé la France s’enfoncer dans une crise économique et sociale "extrêmement grave".

"Les PME, les PMI et la classe moyenne vont continuer à payer la note", prédit la présidente du Front national, qui s’insurge quant aux 15 milliards d’euros supplémentaires qui vont être parallèlement attribués à la dette de la Grèce, "victime de l’euro".

Parmi les réponses du Front national à la crise figure l’abandon de la monnaie unique. "Le seul moyen de stabiliser les marchés c’est de laisser mourir l’euro de sa belle mort", estime Marine le Pen. D’ici là, il faut " arrêter les renflouements à répétition, qui ont déjà coûté 60 milliards d’euros de dette supplémentaire ", souligne-t-elle.

Sur le plan national, la présidente de FN estime que des économies pourraient être faites notamment sur l’immigration et de l’AME, l’aide médicale d’Etat pour les étrangers. Et de pointer également du doigt les "20 milliards d’euros de fraude sociale contre laquelle rien n’est mis en œuvre", affirme Marine Le Pen, qui parle d’une "hypocrisie inadmissible" .

Il faut "bien sûr" revoir l’impôt sur les sociétés et "le rendre progressif pour alléger la charge qui pèse sur les PME/PMI alourdir la charge qui pèse sur les grandes entreprises", estime Marine Le Pen. Et de s’insurger quand le PDG de Total, Christophe de Margerie, se dit prêt, avec 16 autres grands patrons français, à verser une "contribution exceptionnelle" afin de réduire le déficit budgétaire de la France. " Qu’il commence à faire en sorte que Total, qui a fait 4 milliards de bénéfices, commence à payer un centime d’impôt en France, ce qui n’a pas été le cas par exemple en 2009.", déclare Marine Le Pen.

 

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