- Saint-Chamond : interpellés pour sept cambriolages de lycées et collège

Publié le 25 Août 2011

Âgés de 16 à 18 ans, les trois suspects étaient jusqu’alors inconnus de la justice

Qu’est-ce qui a bien pu passer dans la tête de ces trois adolescents, issus de familles sans histoire et jusqu’alors inconnus de la justice ?

Âgés de 16 à 18 ans, ils se voient reprocher sept cambriolages dans trois établissements scolaires de Saint-Chamond. Des faits commis entre le 1 er et le 23 août, jour où leur folle équipée a été stoppée par la police.

Mardi, donc, vers 4 heures du matin, une riveraine du lycée La Grand Grange appelle le 17 après avoir vu des individus s’introduire dans l’enceinte de l’établissement. Un équipage de la brigade anti-criminalité (Bac) se rend sur place.

Les fonctionnaires décident d’entrer discrètement dans les locaux pour tenter de surprendre les voleurs. Ils repèrent des lumières de lampes et attendent le renfort de deux autres patrouilles pour intervenir. Ils surprennent alors trois individus dans une pièce ; l’un est arrêté sur place sans résistance, les deux autres parviennent à s’enfuir.

Ils n’iront pas bien loin : au terme d’une demi-heure de recherches, ils sont découverts dans l’enceinte du lycée. Tous ont l’attirail du parfait cambrioleur, et portent cagoules et gants. Deux sont armés : l’un d’un pistolet à gaz, l’autre d’un couteau à cran d’arrêt et d’un poing américain. Les trois jeunes gens sont âgés de 16, 17 et 18 ans. Tous habitent Saint-Chamond. Placés en garde à vue, ils reconnaissent aussitôt les faits.

Les enquêteurs de la Brigade de sûreté urbaine (BSU) de Rive-de-Gier font le rapprochement avec des faits similaires commis depuis le début du mois. En effet, six autres vols par effraction avaient déjà été dénombrés dans d’autres établissements scolaires : quatre au préjudice du collège Ennemond-Richard, deux au préjudice du lycée Sainte-Marie.

Les perquisitions effectuées à leur domicile apportent les preuves : du matériel informatique et des affaires de sport (chronomètres, matériel d’escalade) en provenance de ces établissements sont retrouvées. Les suspects n’ont d’autre choix que d’avouer. Ils expliquent qu’ils voulaient revendre ces objets pour se faire de l’argent de poche…

L’enquête démontrera que la sœur de l’un d’eux était aussi présente sur deux cambriolages ; elle assurait le guet. Entendue elle aussi par les policiers, elle a reconnu les faits. Les mineurs devront s’expliquer devant le juge des enfants, tandis que le majeur sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne.

 

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