- Le Barcarès (66) : d’après Midi Libre, Marine Le Pen et la droite courtisent les pieds-noirs ce week-end
Publié le 27 Août 2011
Il n’y a pas qu’une élection présidentielle prévue au programme l’année prochaine. En 2012 sera aussi célébré le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne, ainsi que de l’exode massif de centaines de milliers de Français. Et la droite, modérée comme extrême, est bien décidée à ne pas rater le coche.
L’Usdifra tient jusqu’à dimanche au Barcarès, sur ces rivages des Pyrénées-Orientales qui ont accueilli tant de rapatriés, un salon censé montrer la réussite d’une soixantaine de pieds-noirs. Des figures politiques s’y rendront donc pour courtiser l’électorat pieds-noirs, réputé favorable à la droite mais qui attend les candidats au tournant de la présidentielle. « Aux partis maintenant de se positionner ! » lâche Gabriel Mène, président de l’Union syndicale de défense des intérêts des Français repliés d’Algérie (Usdifra), l’une des innombrables organisations de pieds-noirs. Le salon, moins couru les années précédentes, risque de se transformer en forum politique.
Des représentants du FN, de Debout la République et de l’UMP sont attendus
Mme Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle, passera une grande partie de son samedi au Barcarès. Et le salon annonce pour dimanche la venue d’Elie Aboud, député et secrétaire national de l’UMP en charge des rapatriés. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a commencé la quête aux parrainages pour la présidentielle, fera lire le même jour une lettre par un des vice-présidents de son mouvement. Les socialistes se sont fait excuser en invoquant l’université d’été du PS à la Rochelle.
Gabriel Mène refuse que le salon devienne une « tribune »… même s’il est à l’origine des invitations envoyées à tous tous les candidats à la présidentielle. C’est lui aussi qui ouvre les enchères électorales en affirmant que « l’électorat rapatrié représente 2,5 à 3 millions de personnes » et que les politiques commettraient une « erreur monumentale » s’ils croyaient que les problèmes des rapatriés allaient disparaître avec la mort des derniers survivants. Seule Marine Le Pen a répondu favorablement, selon Gabriel Mène. Cela a immédiatement ravivé les interrogations sur les liens entre le FN et les pieds-noirs.
Quel lien existe-il entre la droite française et l’électorat pied-noir ?